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février 2005 : A voir une étonnante animation "flash" de 8 minutes en anglais...
le lien, les fichiers "son" à télécharger, & la transcription française sont ici : |
NOUVEAU : Un article de Olivier Ertzscheid dans Le Monde du 21.04.05
BIG BROTHER dans votre boîte à lettres
L'annonce a été faite le 1er avril 2004. Certains ont pu croire à un effet de canular. Mais dès le lendemain il n'était plus question d'en rire : le géant du web, GOOGLE, veut associer une messagerie gratuite à son moteur de recherche, devenu universel.
Le nouveau service Gmail proposé par Google et les pratiques ou les principes de ses compagnies associées soulèvent des questions préoccupantes.
A ce jour, 28 Commissions de vigilance sur les Libertés sont en alerte.
Elles viennent d'adresser une lettre ouverte à Google concernant son nouveau service Gmail.
Il faut savoir, tout d'abord, que Google se propose de scanner le texte de tous les emails entrants pour adapter le placement de publicités. Le fait de scanner des courriers électroniques confidentiels viole la confidentialité implicitement attendue d'un fournisseur de services d'email. De plus, la conservation illimitée de données soulève le problème des manoeuvres abusives.
En second lieu, la conservation des données par Google et sa politique globale de corrélation soulignent un manque de clarté vraiment crucial. Google n'a pas clairement défini de limites spécifiques sur le délai pendant lequel il conservera les données sur le compte d'utilisateur, le contenu des emails, et les paramètres transactionnels.
Et Google ne s'est pas davantage engagé de manière écrite concernant l'éventuel croisement des informations entre les fichiers de ses différents départements.
Troisièmement, le système de Gmail crée des précédents potentiellement dangereux et réduit la confidentialité attendue dans les communications électroniques. Ces procédures peuvent ensuite être adoptés par d'autres compagnies et gouvernements et peuvent persister longtemps après que Google ait cessé d'exister.
La lettre ouverte invite Google à suspendre le service de Gmail jusqu'à ce que les questions de confidentialité soient convenablement clarifiées.
La technique de scrutage d'email dans le service Gmail proposé par Google est un outil puissant qui ouvre des possibilités étendues.
Les consommateurs se trouvent dépourvus de toute garantie contre les conséquences fortuites d'une telle innovation. On peut même, en fait, conclure qu'aucune protection ne saurait envisager par avance toutes les implications de cette démarche, ni concevoir l'étendue de futurs abus.
Les conséquences pour la société de laisser s'instaurer un système global de maîtrise des communications entre individus représentent des implications très importantes à la fois immédiates et à long terme.
Actuellement, les individus peuvent penser que le nouveau système de Google n'est pas très différent par nature des techniques de scrutage qui conduisent à la pratique du spam, qui est une pratique courante aujourd'hui. Il y a cependant une différence fondamentale.
Avec Gmail, les email entrants des individus seront scannés et parsemés de publicités. Ceci se produira chaque fois que les abonnés du service ouvriront leurs emails pour les relire, quelle que soit la durée pendant laquelle ils auront été stockés. L'insertion du nouveau contenu des annonceurs dans les emails entrants est un processus fondamentalement différent que d'avoir à faire face aux virus nocifs et au Spam indésirable.
Une autre idée fausse au sujet du système de Gmail est que le procédé soit anonymisé. L'email est scanné, et le texte d'annonce lui est associé.
Mais ce n'est pas la fin de l'histoire. La fourniture du texte publicitaire basé sur des emails s'effectue en flux continu. Cette technologie exige une chaîne d'approvisionnements substantielle des répertoires d'annuaire, des bases de données, des notations, et d'une longue mémoire.
Des évaluations d'efficacité des slogans publicitaires seront conservées, et les données pourraient être aisément corrélées avec les données que Google rassemble par l'intermédiaire de ses autres compagnies telles que son site de recherche, et son gestionnaire de réseau, Orkut.
Google a voulu écarter cette critique de Gmail en soulignant que c'est un ordinateur, et non un humain, qui doit évaluer la teneur des courriers, rendant de ce fait le système moins intrusif. Nous pensons qu'un système informatisé, avec une grande capacité de stockage, de mémoire, et des capacités corrélatives bien supérieures à l'humain, pourrait être encore plus intrusif, devenant aussi efficace que la surveillance humaine des communications, si ce n'est davantage.
On voudrait nous faire croire que le procédé n'est uniquement destiné qu'à la gestion des publicités. Mais ce n'est qu'une étape.
Laisser Google mettre en place de telles pratiques, c'est laisser le mythique Génie sortir de sa bouteille. Aujourd'hui, Google affiche des intentions profitables en termes de revenus publicitaires. Mais demain, une autre compagnie peut appliquer des idées complètement différentes quant à l'exploitation d'une telle infrastructure et l'usage des données collectées.
Google pourrait fort bien - dès demain - soit de volonté délibérée ou en éxécution d'une injonction judiciaire, utiliser son système de scanning contre les individus.
Notons que, récemment, le FBI a obtenu un arrêt de justice pour contraindre un service de navigation automobile a convertir son système afin d'en faire un outil de surveillance des conversations des passagers. Combien de temps faudra-t-il avant que Google se retrouve dans une situation semblable ?
Google a rapidement rétorqué qu'il ne prévoit pas de corréler ou de partager des données relatives aux usagers entre ses différentes compagnies.
Pouvons-nous espérer que Google s'engage en publiant une charte de garantie de confidentialité ?
Dans une nation dont les lois sont souveraines, Google doit traduire ses volontés par des écrits.
Le Conflit Potentiel de Gmail avec le Droit International.
Le système de Gmail peut se trouver en conflit avec les lois européennes sur la vie privée, en particulier la directive 95/46/EC, également appelée la Directive de confidentialité de l'Union Européenne.
Elle stipule, entre autres, que le consentement des utilisateurs doit être sollicité, spécifiquement, et sans ambiguïté (conformément à l'article 7(a) de la Dir. 95/46/EC). Nous constatons que les procédures actuelles de Gmail ne sont pas conformes à cette directive, puisque le public n'est pas amené à consentir à ces effets de stockage, de traitement, et de scrutage de ses correspondances privées.
Les consommateurs de Gmail basés en Europe ne peuvent nécessairement pas être considérés comme prévenus de ces dispositions.
De même ne sont-ils pas informés des possibilités de rapprochement entre leurs emails et le traçage de leurs requètes sur un moteur de recherche.
D'autres conséquences relatives au stockage des informations peuvent apparaître contradictoires avec la Directive européenne sur la confidentialité.
Les Dangers du Laxisme dans le Respect des Communications Electroniques Privées
A terme, cependant, ce débat ne concerne pas seulement l'actuel comportement de la compagnie Google. Nous sommes concernés par l'usage qui pourra être fait par la suite de ces nouveaux outils mis en place. Nous allons vers une altération de la manière dont les enjeux concernant la nature inaltérable des échanges privés peuvent être perçus par le public en matière de communication électronique.
La nature de telles pratiques et références établies aujourd'hui peuvent persister bien après la disparition de la société Google.
Google doit se rendre compte que beaucoup d'autres compagnies et même des gouvernements auront la possibilité, et ne s'en priveront pas, de s'engouffrer dans la brêche ainsi ouverte du scrutage des courriers.
En familiarisant les gens au fait que le scrutage d'emails est acceptable pour la gestion des publicités, on pourra assister à toutes sortes de dérives.
D'autres compagnies et gouvernements peuvent avoir des idées très différentes concernant la corrélation de données, et peut avoir différentes motivations pour scanner le contenu des courriers électroniques.Google lui-même, en l'absence de promesses et d'engagements écrits clairement précisés, peut se laisser aller à commettre quelques entorses et choisir de profiter de ses immenses stocks de données recueillies dans le transfert des communications privées.
Un certain laxisme dans le respect des communications électroniques privées que les procédures de Google ont potentiellement le pouvoir d'installer n'est pas à prendre à la légère.
Une fois qu'une architecture de l'information est mise en place, elle est à considérer tout comme un bâtiment - cette construction peut être occupée par différents locataires, et ses modèles peuvent être répliqués dans beaucoup d'autres endroits.
La technologie de Google est sa propriété industrielle, mais les précédents qu'elle établit ne seront plus sous son autorité.
En conclusion nous demandons à Google de satisfaire les points suivants :
1. D'abord, Google doit suspendre son opération de scrutage du texte intégral des emails pour optimiser le placement d'annonces publicitaires.
2. En second lieu, Google doit clarifier sa politique de conservation et de corrélation de données entre ses compagnies associées, et affiliées. Ceci entraîne que Google soit tenu de préciser par écrit son engagement à respecter des délais de conservation et de suppression de données et doit publier des informations détaillées concernant le partage et la corrélation des données parmi ses compagnies associées, et affiliées.

GOOGLE, produit de la NSA
![]() | Vous êtes à la tête de l'Agence Nationale de Sécurité américaine, fondée en 1952 sans aucune assise légale, vous disposez de moyens illimités, et n'avez de comptes à rendre à personne. Dans le secteur de la communication, l'émergence de l'Internet grand public depuis 1997 vous pose un réel problème. Jusque là vous deviez concentrer vos efforts sur les conversations téléphoniques et les échanges des radio-amateurs... Que se passe-t-il dans la tête des internautes ? Quels sont leurs domaines d'intérêt, et comment prévoir leurs évolutions ? Que diffusent jour après jour les ennemis de votre système ? | ![]() |
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Tout semble devenu si complexe, avec ces sites indépendants qui publient à chaque instant des milliers d'articles sans moyen de pression sur les éditeurs ni les distributeurs, sans pouvoir compter sur des rédacteurs en chefs serviles pour modérer ou censurer les propos et les informations indésirables ?
Des moteurs de recherche ont commencé à se mettre en place, qui parcourent la toîle mondiale et proposent un référencement à la demande; ils ajoutent parfois un contenu rédactionnel sur leur page d'accueil, et vivent de la publicité. On y trouve une quantité de sites, répertoriés selon les mots-clés demandés par les internautes.
Ca rend pas mal de services, et ça vous permet de vous faire une idée sur les contenus. Mais bientôt il vous apparaît que ce type de classement thématique ne permet pas de suivre assez précisément les évolutions des mentalités. Il est temps de donner naissance à une nouvelle race de robots.
Vous n'allez pas attendre qu'une entreprise privée fasse le travail à votre place. Elle n'en aurait pas les moyens, ni l'audace, et tributaires d'un impératif de rentabilité, ses ingénieurs ne pourraient concevoir un outil à la mesure de vos objectifs. En outre vous ne pourriez tolérer d'être en situation de dépendance pour la collecte de données aussi sensibles. Vous ouvrez donc un premier parc de 10.000 ordinateurs, que vous faites tourner sous Linux.
Alors vous injectez des masses de capitaux dans une start-up, en recrutant les meilleurs des mathématiciens de Stanford, comme les créateurs de Yahoo en 1994, on parlera de 25 millions de dollars pour faire illusion sur vos capacités réelles, et vous développez de toute urgence un vrai moteur de recherche internet qui soit rapidement populaire, sans aucun contenu éditorial pour mieux vous imposer au niveau mondial. Vous pouvez vous permettre de fonctionner sans publicité, ce qui vous place d'emblée parmi les moteurs "sympathiques".
Mais surtout vous n'avez plus besoin d'attendre que les éditeurs de sites aient l'amabilité de venir vous proposer leurs créations : vous auscultez la toîle en permanence, vous placez en mémoire "cache" la totalité des pages web, et non plus les cents premiers mots de la page d'accueil.
Vous vous empressez d'archiver la totalité des échanges sur les forums de discussion. Dans le même temps un ou deux services mondiaux de messagerie gratuite se sont mis en place, derrière lesquels il a été facile d'installer un décodeur de signifiant.
Désormais vous êtes si bien installé au coeur du système, si incontournable pour la qualité des services que vous offrez aux internautes : vous êtes devenu l'ordonateur central, vous rendez un service si appréciable à la communauté, que personne n'ira même soupçonner que vous soyiez Big Brother en réalité !

Google élu Big Brother de l'année 2003 : http://www.privacyinternational.org/bigbrother/us2003/
N'oublions pas les Origines de l'internet : le développement de Arpanet (Advanced Research Projects Agency Network) du Department US of Defense.
The materials were collected by Katie Hafner in preparation for a book written with Matthew Lyon, Where Wizards Stay Up Late : The Origins of the Internet, which describes the system's genesis as a device to link computer resources around the country. (http://www.archive.org/texts/arpanet.php
AVERTISSEMENT
Ce document provient du site http://www.reseaux-telecom.net/
Réseaux & Télécoms qui ne fonctionne plus; il date du 24 novembre 1999 (c'est une reprise d'un article de The Independent du 22/11/99 (http://www.independent.co.uk/story.jsp?story=42640)
extrait : Dr Brian Gladman,the former director of Strategic Electronic Communications at the Ministry ofDefence, said the NSA would always like to find better ways to filter "voicetraffic" - international phone conversations - automatically for information. "The NSA's problem is finding needles in haystacks, and anytechnology that can chuck out hay without chucking out needles is of value to them," he said.
"Automation is essential. It is likely the success rate willbe low, but this may not be an issue. It is better to deploy something that willallow 10 per cent of the interesting traffic to be found, than doing nothing andfinding nothing."
Dr Gladman speculated that the NSA was not using the newtechnology on international telephone calls at the moment, but was doing trialson it "to see if it is worth deploying".
The two Semantic Forests academicpapers came from the speech research branch of the US Department of Defense atFort Meade, Maryland - the location of the headquarters of the NSA. When the1998 paper was downloaded from the TREC conference Internet site, the name of thefile was listed as "nsa-rev.pdf".
"La NSA concurrence Google"
Les services " renseignements " respectent, semble-t-il, bien plus les formes que les services "action". Selon notre confrère britannique "The Independent ", le NSA (National Security Agency) aurait déposé un brevet (No 5,937,422) afin de protéger ses propres travaux. Car les espions américains développent eux aussi, et notamment dans le domaine des moteurs de recherche et de l'analyse sémantique. Le dépôt du brevet date de près de trois ans, mais l'information n'a été rendue publique que très récemment.
Concrètement, le DoD (Department of Defense) travaille depuis plus de deux ans sur un programme capable d'analyser des " forêts sémantiques " - constitution d'arbres de connaissances- et destiné à compiler des volumes massifs de documents électroniques. A l'origine, lesdits documents étaient des retranscriptions automatiques de conversations téléphoniques, mais rien n'interdit d'extrapoler et d'imaginer de tels outils surveillant les e-mails, les groupes de discussions etc. Ces doutes ont fait souvent l'objet de publications de la part du parlement Européen, à l'occasion, entre autres choses, des rapports concernant le projet Echelon. Même les élus américains s'émeuvent de ce " grand secret " et craignent que le respect de la vie privée et économique subisse les conséquences de tels agissements; " il existe de sérieuses évidences tendant à prouver ", expliquent nos confrères britanniques, " que le NSA ait été coupable d'espionnage industriel en communiquant des informations stratégiques à des sociétés américaines " : un NSA qui, théoriquement, n'a pour fonction que de préserver les intérêts supérieurs de la nation US, et non de travailler pour le plus grand bénéfice de structures privées.
Faut-il s'en émouvoir ? Que nenni. Les SR ont, de tout temps, été coupables de telles pratiques et même nos fonctionnaires français ont, parfois, agi avec un peu trop de zèle, sans mentionner celui que déployaient les agents du "Guébé " dans les années 70-80. Il est, en revanche, urgent de plonger tête baissée dans les algorithmes de chiffrement, les firewalls et les VPN. Etrange, tout de même. Si ça se trouve, c'est justement l'effet recherché, et ce ne serait pas étonnant d'apprendre que NSA " is a trademark of Cisco ", que DGSE est " une marque déposée de la Compagnie des Signaux ", que KGB est une " filiale de Kaspersky lab " - ce serait le moins étonnant - et que MI5 " a subsidiary of Cable & Wireless ".
Marc OLANIE
http://echelononline.free.fr/documents/nsa_google.htm
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The independant : "Les espions sont submergés d'informations"
The National Security Agency can no longer get the goods it once routinely procured
par Chris Gulker
06 Décembre 1999
The NSA, which once employed 95,000 people, had famously kept generations of American leaders ahead of their foreign counterparts. They bugged everything from the Russian Embassy's Xerox machine (which handily microfilmed every copied document) to all the planet's communications satellites. They were to America in the Fifties and Sixties what Bletchley Park's codebreakers had been to the Second World War allies. US leaders often knew what the other guys were going to do before they did it thanks to the NSA's Sigint, short for "Signals Intelligence".
Our spooks were supposed to be able to pick upeverything, from Fax and phone calls to e-mail, and somehow filter it down to the important stuff using powerful computers and ingenious software created by the world's best mathematicians and programmers. The NSA even recently filed for a patent on its speech recognition software.
D. de Plaige, avril 2003
GOOGLE élu "Big Brother" de l'année 2003
par Google-watch !
Mais ce n'est pas tout. D'autres observateurs sont arrivés au mêmes conclusions :
http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=442
http://searchenginewatch.com/sereport/article.php/2175251
http://www.bostonphoenix.com/boston/news_features/top/features/documents/04414489.asp